Le livre bleu de la psychanalyse

14 mars 2019

Mon nouveau livre "Trois boutures de jasmin" 

couverture Trois boutures

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03 juillet 2017

Les orthographes du désir ( mon nouveau livre)

4 ieme orthographe

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Un viens-avec-moi du graphe du désir : mon nouveau livre

 Ce serait sympa de m'aider à le diffuser !

orthogaphe couverture

 

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30 octobre 2016

Ecritures

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L’une de mes amies m’a raconté hier au soir comment sa nièce à peine âgée de cinq ans et ne sachant pas encore écrire, sauf son nom, dicte à des adultes des poèmes de plusieurs lignes. Il me semble que cette dictée de mots inventés dédouble en quelque sorte ce qui est la fonction de l’écrit. Quand elle dicte ses mots, cet écrit correspond bien à cette rude formulation de Lacan «  L’écrit, c’est le retour du refoulé ». C’est ce qu’exprime cette petite fille. Mais en même temps, le fait que l’adulte s’en fasse le scribe, démontre que l’écrit c’est aussi des représentations de mots, les mots prononcés par cette petite fille. Il y a encore une troisième forme d’écrit ce sont les écritures de la logique quand Aristote souffle sur les cygnes et les noirs pour les effacer pour les remplacer par des lettres.

 

Cet axiome de Lacan : « l’écrit c’est le retour du refoulé » se trouve dans la séance du 15 décembre 1971 du séminaire Ou Pire. 

 

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25 octobre 2015

Un mot vient à manquer - morceau de psychanalyse

 « Tout homme a bien éprouvé en lui-même ou observé chez d'autres, le phénomène de l'oubli, que je voudrais ici décrire et ensuite élucider. »

 Ainsi débute le texte de Freud Sur le mécanisme psychique de l'oubli (2).

Rappelons brièvement les faits: Freud, en excursion de Raguse en Dalmatie à une station d'Herzégovine parle avec un étranger. Il vient d'aborder le sujet de la sexualité et de la mort à propos des Turcs de Bosnie, ceci dans un contexte personnel singulier, le suicide récent d'un de ses patients. La conversation dévie vers l'art et Freud de conseiller à son interlocuteur d'aller admirer les fresques du Jugement dernier et des Fins dernières à Orvieto. Surgit alors l'oubli du nom du peintre Signorelli.

A partir de là Freud suivra les chemins tracés par les signifiants qui gravitent autour de cet oubli pour nous livrer une analyse magistrale de ce que Lacan nommera formation de l'inconscient(3).

 Je vous propose, à ma mesure, de suivre les pas de Freud avec un exemple personnel.

 

Un rêve.

 

Le point de départ est le récit d'un rêve raconté, il y a plus d'une dizaine d'années, en séance:

 « Je suis à l'arrière d'une voiture, une mercedes-benz. L'ambiance est sombre à l'extérieur. A l'avant un personnage conduit, ce personnage c'est un ... . »

 Après l'article indéfini, plus rien, un mot vient à manquer. Ce mot, j'en suis certain, désigne la fonction de celui qui conduit une voiture. Je sais aussi que c'est un mot tout à fait commun de la langue française.

A partir de ce banal trou de mémoire, mon analyste me propose de dire ce qui vient.

Sortent alors les mots suivants:

  • Nestor, nom du majordome du château de Moulinsart dans la bande dessinée « Tintin »,

  • puis Taximan, au niveau du sens, il me semble que c'est ce qui s'approche le plus du mot recherché, mais c'est un terme anglais,

  • il me vient encore pilote.

 Après ce dernier mot, long silence. Je tente alors, à partir des images du rêve, une description du personnage en question, celui qui est au volant de la voiture:

« il a des cheveux blancs, il n'a pas de figure ... ». Subitement une certitude tombe: « C'est la Mort, la Mort personnifiée. »

Fin de séance.

 Sur le pas de la porte, mon analyste, avec la finesse qui la caractérise, m'indique qu'elle pense avoir trouvé le mot; « mais, dira-t-elle, il s'agit de ne pas moissonner trop tôt ». La porte se referme. Me reviennent alors les premiers mots prononcés en entrant en séance quelques minutes avant, ils concernaient le paillasson de mon analyste, celui sur lequel à présent je me retrouve. Paillasson que je décomposerai bientôt en paille à « son » : la paille moissonnée, et « son », le fils en anglais. Nous sommes peut-être sur une piste.

 Seul sur la moto qui me ramène chez moi, alors que je ne résiste plus à l'idée de retrouver le mot perdu; chemin faisant donc, avec une profonde émotion, me reviennent les mots anglais du refrain d'une chanson du groupe de rock Dire Straits: « you're so far away from me » (tu es si loin de moi). De manière naturelle les mots so far se détachent du reste de la phrase. Et so far de s'associer à chauffard. De là, sans forcer, m’apparaît enfin le mot oublié: Chauffeur.

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