Le livre bleu de la psychanalyse

Ce blog sera avant tout une invitation à la découverte de la psychanalyse. En contrepoint de ce livre noir, je propose ce livre bleu de la psychanalyse, bleu comme le ciel à travers les branches des oliviers de Provence ou bleu comme tes yeux, mais auss

12 juillet 2009

Qu’est ce que vous en pensez ?

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Dans sa première conférence sur Joyce le symptôme I, Lacan indique que le père comme nom et le père comme nommant, ce n’est pas la même chose.

Mais comment ensuite répartir les deux fonctions dans la phrase qui suit : « le père est cet élément quart… sans lequel rien n’est possible dans le nœud du symbolique de l’imaginaire et du réel.

Mais il y a une autre façon de l’appeler et c‘est là que je coiffe  aujourd’hui ce qu’il en est du Nom du père au degré où Joyce en témoigne – de ce qu’il convient d’appeler le sinthome. »

Le Sinthome, ce serait donc bien, coiffant le  nom du père, le père comme nom, mais il y a quand même quelque chose qui me chiffonne, c’est le fait que par contre dans le symptôme, c’est le père qui est mis en jeu comme nommant. Le symptôme est une sorte d’ordalie masquée et donc méconnue. Une demande de reconnaissance de la part du père qui impliquerait  le don du nom.

Quelqu’un aurait-il ne idée pour ou contre ? Serait-ce justement ce qui fait la différence entre le symptôme et le Sinthome, cette question du père comme nommant, dans le symptôme, et le père comme nom, à savoir le Sinthome  ? 

Posté par Fainsilber à 14:43 - La fonction du père - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Bonjour,
peut-être une piste dans ce livre : http://www.oedipelesalon.com/cabinet/g_morel_0408.html

Extrait du résumé :
"Dans ce livre, Geneviève Morel explore la théorie du synthome, cette ultime conception du symptôme grâce à laquelle Lacan voulait supplanter l’Œdipe. Le synthome, indique-t-elle, est séparateur, mais sans passer par l’identification symbolique au père. Il permet à l’enfant de se dégager de la loi de la mère, en prenant appui sur un élément contingent. Ce peut, certes, être le père, mais aussi un élément emprunté en un large sens à la vie sociale. Le synthome, conclut-elle, ne passe pas par l’identification (au sens œdipien), il est un savoir-faire créatif et inventif, qui parvient par des voies inattendues à soulager le sujet des répétitions mortifères qui rendent les symptômes si insupportables. De plus, il est une réponse possible à l’ambiguïté sexuelle."

Posté par Michelclz, 20 septembre 2009 à 17:09

Sur le Sinthome

Bonjour Michel, je ne suis pas trop d'accord avec cette approche du Sinthome.
Il est constitué par la lettre du Symptôme, celle qui est obtenue par l'interprétation du dit symptôme. Ce symptôme et donc ce sinthome sont tous les deux mis en acte dans le mythe individuel du névrosé. Dans ce mythe le sujet s'invente un père à sa mesure qui prend la relève du père réel par trop flageolant mais ne l'est-il pas toujours ? Le symptôme est bien de la catégorie du contingent, quelque chose qui tout d'un coup cesse de ne pas s'écrire. Par contre le Sinthome, en tant que, lettre du symptôme, est de la catégorie du possible, ce que de sécrire, cesse. Cordialement. Liliane Fainsilber.

Posté par L. Fainsilber, 22 septembre 2009 à 08:09

Bonjour Liliane,
permettez moi de faire une digression sous la forme d'une petite exégèse qui reprend en thème "les noms du père".
Dans le texte monothéiste, le tétragramme YHWH ne peut se dire, sur ces quatre lettres en amont "il cesse de s'écrire", au delà c'est "tohu-bohu", un réel.
Le paradoxe étant, toujours sous l'éclairage de l'exégèse, que tout le texte qui se déploie en aval serait "le nom de Dieu" en entier.

Là où il a cessé de s'écrire en amont, il cesse de ne pas s'écrire en aval et comme "il faut bien le dire" ( ce nom), une déclinaison d'autres noms fait son apparition, car le tétragramme est frappé
d'une interdiction d'être dit.

Le mot qui est le plus couramment utilisé pour le dire est "hashem", se traduisant littéralement par "le nom" et dont la formulation "kiddoush Hashem" introduit une autre notion, celle de l'interdit de la profanation du nom "hilloul Hashem" ( la transgression de cet interdit fait entendre qu'au delà de cette profanation c'est le basculement vers un réel) .

Alors oui, il me semble, quelque soit son appellation, synthome ou tétragramme, le père comme nom n'a pas la même teneur, fonction que le père comme nommant ( celui de la généalogie dans le texte monothéiste).

Sur le livre proposé plus haut, il me semble que cette piste n'est pas dénuée d'intérêt, dans la mesure où s'il y un "trou" à la place du père nommant, il y a sans doute possibilité de "réparation" vers "le père comme nom", les modalités relais de cette réparation restant sans doute à préciser.

Je souhaite tout de même rajouter que dans l'expression "père comme nom" le mot comme pourrait être remplacé par : "père semblable au nom"

Cordialement.

Posté par Michelclz, 23 septembre 2009 à 09:12

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