DSCN2980J´ai commencé à relire ce texte de Lacan, le mythe individuel du névrosé. Je l´ai lu cette fois-ci sans difficulté. Il faut croire que notre lecture attentive du journal d´une analyse et du texte des cinq psychanalyses m´en a facilité la lecture. Il m´a en effet paru lumineux.

Lacan nous annonce qu´il va y parler de quelque chose de nouveau. Il y remet, rien de moins en question l´OEdipe de Freud, tout au moins sa relation tierce, père, mère, enfant. Il y introduit « un quart terme » qui est une sorte de dédoublement narcissique soit du sujet, soit de l´objet.

Lui et son double, son ami dont Freud prend le relai, d´une part, d´autre part la dame, pauvre, Gisela, et son double et rivale, la jeune fille riche.

D´emblée, ce serait intéressant, comme thème de travail, de savoir si ce « quart élément » ainsi introduit au début de son enseignement, au moment de ce que lui-même a appelé « un retour à Freud », pourrait entrer en correspondance avec celui qu´il a également appelé « quart élément », celui du Sinthome qui se rajoute mais qui également fait tenir ensemble les trois ronds du symbolique, de l´imaginaire et du réel. Cela nécessiterait un peu de travail, mais ce rapprochement doit être tout à fait possible même si, au premier abord, il ne s´agit pas de la même chose.

En tout cas, ce qu´il y a de sûr d´emblée, c´est que nous pouvons déjà mettre en correspondance ces dédoublements avec ce qu´il dira à la fin des formations de l´inconscient, de cette fonction d´un petit autre comme support du désir de l´obsessionnel, au niveau du fantasme qu´il inscrit en face du d °  - d zéro - sur le graphe du désir. Mais ces textes aussi nous les étudierons plus tard.

Ce que nous pouvons déjà repérer avec ce texte c´est que nous sommes au tout début de l´enseignement de Lacan. Il a en effet fait cette conférence l´année de son premier séminaire celui qu´il a consacré à l´étude des Ecrits techniques de Freud.