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Je me demande si Michel Onfray a eut le temps et surtout l'idée de savourer ce passage de Freud qui se trouve dans "ma vie et la psychanalyse" chapitre V. ( 1925) On y constate  qu'il n'y a rien de bien nouveau sous le soleil quant aux résistances à la psychanalyse et surtout à l'existence de l'inconscient.

"Concurremment à la jonction des Suisses, l'intérêt pour la psychanalyse s'était partout éveillé en Allemagne, elle devint l'objet d'innombrables appréciations littéraires et de vives discussions dans les congrès scientifiques. L'accueil n'était nulle part celui d'une expectative amicale ou bienveillante. Après une très courte connaissance avec la psychanalyse, la science allemande était unanime à la rejeter.
Je ne puis naturellement pas aujourd'hui savoir quel sera le jugement défi­nitif de la postérité sur la valeur de la psychanalyse en psychiatrie, en psychologie et dans les sciences de l'esprit en général. Mais je suis d'opinion que lorsque la phase que nous vécûmes alors trouvera un historien, celui-ci devra avouer que l'attitude de ses représentants d'alors ne fut pas glorieuse pour la science allemande. Je n'entends pas par là le rejet de la psychanalyse ni la façon résolue dont ce rejet eut lieu ; ces deux faits étaient aisés à comprendre, répondaient simplement à l'attente qu'on en pouvait avoir, et ne pouvaient du moins projeter aucune ombre sur le caractère des adversaires. Mais il n'est pas d'excuse pour l'excès d'arrogance, le dédain sans conscience de toute logique, la grossièreté et le mauvais goût dans l'attaque. On pourra me dire qu'il est puéril de donner libre cours à une telle susceptibilité après quinze ans révolus ; je ne le ferais d'ailleurs pas, si je n'avais encore quelque chose à ajouter. Des années plus tard, lorsque, pendant la guerre mondiale, un chœur d'ennemis éleva contre la nation allemande le reproche de barbarie, qui s'accorde avec tout ce que je viens de mentionner, il fut profondément doulou­reux, de par sa propre expérience, de n'y pouvoir contredire."

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