01_01_bnfLe rêve de l’Homme aux loups  fait alors que l’enfant avait quatre ans et demi, réveilla la trace d’un événement traumatique, ce que Freud a appelé « la scène primitive » ou encore « la scène originaire »,  celle à partir de laquelle se constitue le destin du sujet, à savoir ses symptômes, la « chanson de geste de sa névrose », ces choix amoureux y compris celui de son psychanalyste. Une fois interprété, ce rêve des six ou sept loups immobiles qui le regardaient fixement, se révéla donc une représentation du rapport sexuel de ses parents trois fois répété.

 

 

A noter que ces scènes prennent souvent appui sur des contes de l’enfance. Avec l’homme aux loups, ce fut le conte des sept chevreaux, du Petit Chaperon rouge et du Petit tailleur, mais tous les contes peuvent participer à ces représentations œdipiennes, depuis La petite Sirène, Blanche Neige sans compter Peau d’âne.

Dans tous ces contes, il y a toujours des animaux.

Le rêve de Freud, qui, une fois interprété,  révèle ce qui en était de sa représentation de la scène primitive, ne prend pas appui sur ces contes, tout au moins dans ce qu’il en écrit. Il témoigne en effet d’une autre culture. Mais je fais appel à votre sagacité.