rome 004Dans l'un des séminaires de Lacan qui explicite bien ce qui est en question dans ces rapports homme et femme : «  L’homme et la femme, il est clair que la question n’est posée de ce qui en surgit précocement qu’à partir de ceci il est du destin des êtres parlants de se répartir entre homme et femme et que pour comprendre l’accent qui est mis sur ces choses, sur cette instance, il faut se rendre compte que ce qui définit l’homme c’est son rapport à la femme et inversement ; que rien ne nous permet dans ces définitions de l’homme et de la femme de les abstraire de l’expérience parlante complète jusque et y compris dans les institutions où elle s’exprime à savoir le mariage. Si on ne comprend pas qu’à l’âge adulte il s’agit de faire l’homme, que c’est cela qui constitue la relation à l’autre partie, que c’est à la lumière… en partant de ceci qui est la relation fondamentale… se faire homme c’est faire signe à la femme qu’on l’aime […] Il est certain que le comportement sexuel humain consiste dans un certain maintien de ce semblant animal (la parade). La seule chose qui s’en différentie c’est que ce semblant soit véhiculé dans un discours et que c’est à ce niveau de discours seulement qu’il est porté vers quelque effet qui ne serait pas du semblant. Ca veut dire qu’au lieu d’avoir l’exquise courtoisie animale, il arrive aux hommes de violer une femme et inversement. Aux limites du discours en tant qu’il s’efforce de faire tenir le même semblant, il y de temps en temps du réel, c’est ce qu’on appelle le passage à l’acte et je ne vois pas de meilleur endroit pour désigner ce que ça veut dire… »  

 

Dans ce qu’on essaie d’approcher concernant la sexualité et les rapports entre les hommes et les femmes, les trois registres du symbolique, de l’imaginaire et du réel sont indispensables car ils marquent les limites au-delà desquelles il y a un intolérable, celui du viol.

C’est dans le séminaire 2o janvier 71 D’un discours qui ne serait pas du semblant.