hiver_russeDans ce nouveau chapitre que Freud a intitulé «  Effets d’après-coup venant du temps originaire – résolution »,  (page 240 de "Lhomme aux loups par ses psychanalystes et par lui-même) il repart d’événements survenu en  ce « temps originaire »,  entre la scène primitive et l’apparition de la phobie du loup, à la suite de son rêve.  Dans ce temps, il introduit de nouveaux éléments autour de ces trois signifiants « Babouschka », « Grouscha », « Matrona ». Le premier signifiant Babouska veux dire dans sa langue à la fois « vieille petite mère » et « Papillon ». Grouscha était le prénom d’une servante de ferme qui l’avait attirée sexuellement  en raison de sa position qui lui rappelait celle de sa mère dans la scène primitive, mais c’est en même temps le nom d’une poire, d’une poire qui a des rayures jaunes comme le papillon. Matrona est le prénom d’une autre servante, vue dans la même position, au temps de son adolescence, servante qui lui avait donné en cadeau une chaude-pisse, chaude pisse qui avait déclenché une poussée de sa névrose.

 

Nous avons donc la série signifiante suivante : Machaon/papillon, Babouska, Grouscha, poire, rayures jaunes de la poire et du papillon, Matrona, servante lavant du linge et montrant donc les formes avantageuses de sa croupe, tout comme Grouscha dans son enfance, sa chaude-pisse et la nouvelle poussée de sa névrose, en tant que la servante en devint sa cause occasionnelle : il n’était plus le favori de la fortune (il était né coiffé donc privilégié). Il faut rajouter un autre aiguillage signifiant partant du balai de paille de Grouscha qui mène vers Jean Huss, le héros des énurétiques et son paquet de verges. En bref c’est foisonnant de toute une série de nouvelles associations centrée sur ce beau machaon ayant provoqué son angoisse et surtout sur le V, chiffre Romain. Il y a, à ce propos, un magnifique poème de Garcia Lorca à propos d’un toréador  mort dans l’arène à Cinq heures du soir. En apparence pas de rapport ?

http://www.pierdelune.com/Garcia%20Lorca3.htm