freud en partance

Dans son texte du Petit Hans, dans les cinq psychanalyses, page 116, Freud évoque les racines de l'antisémitisme. Il part pour cela des éléments du complexe de castration du Petit-Hans.

«  Les éclaircissements fournis récemment à Hans relativement à l'absence de fait-pipi chez les femmes ne peuvent qu'avoir ébranlé sa confiance en soi et avoir réveillé son complexe de caastration » Autrement dit il a peur de se voir réserver le même sort. Mais Freud rajoute que le fait de refuser et de se rebeller contre ces éclaircissements eut pour effet une absence de résultats thérapeutiques. « Existe-t-il donc vraiment des créatures qui ne possèdent pas de fait-pipi ? Alors ce ne serait plus si incroyable que l'on pût lui enlever le sien, et faire de lui, pour ainsi dire une femme ! »

 

Arrivé à ce point de cette analyse, Freud rajoute donc en note le fait que le complexe de castration au reste typique « est la plus profonde racine inconsciente de l'antisémitisme, car dans la nursery déjà, le petit garçon entend dire que l'on coupe au juif quelque chose au pénis – il pense un morceau du pénis – ce qui lui donne le droit de mépriser le juif. Et il n'est pas racine plus profonde au sentiment de supériorité sur les femmes […] Les rapports au complexe de castration sont ici commun au juif et à la femme. Une analyse plus complète de l'antisémitisme se trouve dans un des derniers travaux de Freud, « Moïse et le monothéisme » 1939 ».