05 janvier 2015

Les masques de Claude Lévi-Strauss, clivage du moi de Freud, le masque du symptôme en tant que manifestation du désir

  Dans son texte « Jeunesse de Gide ou la lettre et le désir » Lacan rapproche de façon saisissante, le clivage du moi » de Freud et le dédoublement que Claude Lévi-Strauss décrit entre le masque et le visage qui lui sert de support, masque qui peut être peint ou tatoué. Lacan en fait en quelque sorte le modèle et même l'emblème de la division du sujet. Ce que Claude Lévi-Strauss décrit de ce dédoublement se trouve dans l'un des chapitres de l'Anthropologie structurale, qui a pour titre «  Le... [Lire la suite]
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09 janvier 2011

Yahvé, l’ébranleur de la terre-mère

Une vraie perle trouvée dans le livre de Freud, « Moïse et le monothéisme », sous la forme d’une note qui se trouve p.118. Cette note pourrait constituer à elle seule un vrai mythe de la naissance de la fonction paternelle et même plus exactement celle de la métaphore paternelle selon laquelle, selon la définition que nous en donne Lacan, le signifiant du Nom-du-père vient se substituer au signifiant du désir de la mère et livrer ainsi comme effet de cette... [Lire la suite]
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13 avril 2010

"Un certain savoir sur la psychose - Virginia Woolf, Hermann Melville, Vincent Van Gogh"

J’ai eu la chance mais aussi l’honneur d’être l’amie de Jacy Arditi. C’est un honneur car elle était exigeante aussi bien par rapport à son travail que par rapport au choix de ses amis. Elle avait une grande rigueur aussi bien morale qu’intellectuelle. Elle était cultivée et grâce à elle j’ai découvert beaucoup de livres que je ne connaissais pas. Quand elle trouvait que ce que j’avais écrit était bien, je  pouvais m’y fier, quand elle le critiquait, c’était justifié, j’en tenais le plus grand compte. Le plus souvent... [Lire la suite]
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14 janvier 2010

La sublimation comme un des destins de la pulsion

Toutes les formules de Lacan qui se présentent souvent  comme des aphorismes (« Proposition résumant à l'aide de mots peu nombreux, mais significatifs et faciles à mémoriser, l'essentiel d'une théorie, d'une doctrine, d'une question scientifique ») ne peuvent nous paraître que très hermétiques à une première lecture, quant aux sens qu’on peut leur donner,  dans la mesure où on les tire totalement de leur contexte. Ainsi en est-il de cette définition de la sublimation que Lacan a proposée, sublimation que Freud avait décrite... [Lire la suite]
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06 novembre 2009

En découvrant Saint Augustin

De Saint Augustin, je ne connaissais que le passage souvent repris par Lacan, sur l'invidia. Et , par curiosité, je suis allé ouvrir un volume des « Confessions ». Quelle n'a pas été ma surprise d'y lire comment il était si proche de la découverte de Freud. Ou plutôt comment, avec l'éclairage de Freud nous pouvons (re)lire Saint Augustin... Comme si on pouvait lire Freud, mais aussi Lacan, dans Saint Augustin... C'est un passage du livre XI des Confessions (1):  « Si l'avenir et le passé existent, je veux savoir où il... [Lire la suite]
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18 octobre 2009

Croire aux ondines

  Dans le séminaire de RSI du 21 janvier 1975 Lacan oppose deux formes langagières, celles du « Y croire » et de « La croire ». Pour exemple de cet « y croire », il évoque le symptôme en tant que « quelque chose qui se bécote avec l’inconscient ». On y croit au symptôme en tant qu’il peut dire quelque chose, qu’il peut être déchiffré. Mais c’est là qu’il évoque aussi, à propos de cet « y croire », le roman d’Ondine de Jean Giraudoux : « Ondine manifeste ce dont il s'agit : une femme dans la vie de l'homme, c'est quelque chose... [Lire la suite]
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03 février 2009

"Au diable le lecteur ordinaire" !

Je me suis mise à lire un peu de tout ce qui s'est écrit à propos de Joyce et, sans compter l’indispensable biographie de Joyce en deux volumes rédigée par Ellmann,  j'ai trouvé trois livres que j’ai trouvé intéressants par rapport à l’approche qu’en a faite Lacan. Un livre d'Eugène Jolas, qui a aidé Joyce, et quand je dis aidé,  c'est pour de bon, effectivement, dans sa rédaction de Finnegans Wake. Un autre de Frank Budgen qui, lui,  l'a aidé à mettre en forme Ulysse.Enfin le troisième c'est celui d'un de ses... [Lire la suite]
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18 août 2008

Sur le refus de lier la portée d'une oeuvre à la névrose de son auteur

Lacan dans son texte « Le ravissement de Lol.V. Stein » juge durement le psychanalyste qui se risquerait à lier la portée d'une œuvre à la névrose de son auteur et s'aviserait de « jouer au psychologue ». Il avance à ce propos le terme de « goujaterie ». On peut dès lors se poser la question de savoir comment Lacan s'intéressant à cette œuvre de Marguerite Duras  a la prétention d'échapper à cette goujaterie. Comment s'y prend-t-il ? Le plus simple est de le reprendre dans le mot à mot du texte. Ce que Lacan y... [Lire la suite]
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07 juillet 2008

La "main lourde" de l'art analytique par rapport à la main légère de l'art poétique

Les poètes servent souvent de modèles aux psychanalystes. Lacan par exemple se plaignait de ne pas être assez poète c'est-à-dire de ne pas savoir assez exploiter le jeu des signifiants dans leurs effets de métaphores et de métonymies. Sans doute était-ce fausse modestie mais quand même aussi une façon de leur donner la préséance. C'est la raison pour laquelle une remarque de Freud concernant la différence d'approches de la psychologie amoureuse des poètes et des psychanalystes mérite d'être soulignée en tant qu'elle rétablit leur... [Lire la suite]
29 mai 2008

Isméne et Antigone, deux figures du masochisme

En relisant le séminaire de Lacan, L'Ethique de la psychanalyse, j'ai relu bien sûr dans la foulée, l'Antigone de Sophocle qu'il y a longuement commentée presque ligne à ligne. A l'occasion de cette relecture je me suis demandée pour quelles raisons Lacan a abandonné soudain nos assises tragiques analytiques habituelles je dirais presque de confort, celles de l'Œdipe et d'Hamlet, pour mettre en avant le personnage d'Antigone, un personnage féminin. Il semble que, par rapport aux deux premières tragédies,... [Lire la suite]
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