30 octobre 2008

Une nouvelle formation de l'inconscient

Je propose à la lecture une petite  formation de l'inconscient qui ( je crois) n'a jamais été encore décrite : celle d'une maladresse de qui n'est pas en mon honneur : Nous étions entrain de travailler, dans notre groupe de lecture des cinq psychanalyses, le début du texte de l'Homme aux rats. Freud essaie de décrire le mieux possible le grand délire obsessionnel de Ernst Lanzer, toutes les prouesses qu'il a du faire pour tenter de rembourser une dette qu'il n'avait jamais contractée au lieutenant A.  Dans le... [Lire la suite]

15 octobre 2008

Avant moi, le déluge !

Lacan, dans la seule séance du séminaire interrompu « Les noms du père », évoque le travail, à son dire, plein de promesses de Conrad Stein. Je me suis donc reporté à quelques uns de ses textes et je suis donc tombé sur cette affirmation de l'auteur qui m'a intriguée et intéressée à plus d'un titre et qui mérite d’être travaillée de beaucoup plus près. Elle se trouve dans un article qui à pour titre « Constitution du complexe d'Oedipe ». C'est dans un ouvrage paru chez Denöël, « La mort d'Oedipe ». Conrad Stein évoque donc... [Lire la suite]
15 septembre 2008

le silence de Lorna : un délire hystérique ?

J’ai vu le dernier film des frères Dardenne, « Le silence de Lorna ». Le récit du film se passe en Belgique, dans le milieu de la mafia albanaise. Il y est question de mariages blancs pour pouvoir obtenir la nationalité belge. Lorna est l’instrument de ces transactions, mais elle en est aussi complice, jusqu’à un certain moment où tout bascule : Elle a épousé un jeune homme, en lui donnant une somme d’argent qu’il dépense en drogue. Il est prévu qu’elle se retrouvera veuve  rapidement.  Ses complices ont décidé de faire... [Lire la suite]
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14 septembre 2008

Un dilemne pour les analystes

Freud, comme tous les médecins, avait prononcé devant ses pairs, le serment d’Hyppocrate. J’ai eu la curiosité de retrouver son énoncé qui devient pour chaque médecin une énonciation qui l’engage. Il en existe plusieurs versions. J’ai choisi celle qui suit, car la question du secret médical y est clairement énoncée : "En présence des Maîtres de cette Ecole, de mes chers Condisciples et devant l'effigie d'Hippocrate je promets et je jure, au nom de l'Etre suprême, d'être fidèle aux lois de l'honneur et de la probité dans... [Lire la suite]
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05 septembre 2008

Le corset de la structure et la "belle gorge" de la poésie

Je voulais écrire quelque chose sur la poésie de Mallarmé, et en lisant quelques uns de ses textes, j'ai trouvé ce passage amusant : C'est un petit paragraphe à propos d'une question qu'on pose à Mallarmé : "Connaissez-vous les psychologues ? - Un peu. Il me semble qu'après les grandes oeuvres de Flaubert, des Goncourt et de Zola, qui sont des sortes de poèmes, on est revenu aujourd'hui au vieux goût français du siècle dernier, beaucoup plus humble et modeste qui consiste non à prendre à la peinture ses moyens... [Lire la suite]
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02 septembre 2008

De Freud à Lacan, de l’énigme de la différence des sexes, à la différence de rapport à l’inconscient, pour un homme et pour une

« Nous nous trouvons en face d’une grande énigme, d’un problème posé par un fait biologique, celui de l’existence de deux sexes. » C’est donc ainsi que Freud la posait dans l’Abrégé de psychanalyse. Lacan redouble cette première énigme d’une seconde, celle de la différence de rapport d’un homme et d’une femme à l’inconscient : «  Il est tout à fait concevable que le rapport d’une femme à l’inconscient soit différenciable de celui de l’homme à l’inconscient » In « Réponse à une question de Marcel... [Lire la suite]

18 août 2008

Sur le refus de lier la portée d'une oeuvre à la névrose de son auteur

Lacan dans son texte « Le ravissement de Lol.V. Stein » juge durement le psychanalyste qui se risquerait à lier la portée d'une œuvre à la névrose de son auteur et s'aviserait de « jouer au psychologue ». Il avance à ce propos le terme de « goujaterie ». On peut dès lors se poser la question de savoir comment Lacan s'intéressant à cette œuvre de Marguerite Duras  a la prétention d'échapper à cette goujaterie. Comment s'y prend-t-il ? Le plus simple est de le reprendre dans le mot à mot du texte. Ce que Lacan y... [Lire la suite]
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03 août 2008

Un aphorisme de Lacan à propos de la sublimation

Toutes les formules de Lacan qui se présentent souvent comme des aphorismes (« Proposition résumant à l'aide de mots peu nombreux, mais significatifs et faciles à mémoriser, l'essentiel d'une théorie, d'une doctrine, d'une question scientifique ») ne peuvent nous paraître que très hermétiques à une première lecture, quant aux sens qu’on peut leur donner, dans la mesure où on les tire totalement de leur contexte. Ainsi en est-il de cette définition de la sublimation que Lacan a proposée, sublimation que Freud avait décrite comme étant... [Lire la suite]
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07 juillet 2008

La "main lourde" de l'art analytique par rapport à la main légère de l'art poétique

Les poètes servent souvent de modèles aux psychanalystes. Lacan par exemple se plaignait de ne pas être assez poète c'est-à-dire de ne pas savoir assez exploiter le jeu des signifiants dans leurs effets de métaphores et de métonymies. Sans doute était-ce fausse modestie mais quand même aussi une façon de leur donner la préséance. C'est la raison pour laquelle une remarque de Freud concernant la différence d'approches de la psychologie amoureuse des poètes et des psychanalystes mérite d'être soulignée en tant qu'elle rétablit leur... [Lire la suite]
27 juin 2008

De la nécessité de parler de son travail d'analyste à un autre analyste

Dans les temps anciens, ceux où j'ai commencé à exercer le métier de psychanalyste, les jeunes analystes travaillaient pendant  plusieurs années si je puis dire « sous contrôle ». Certes ce mot est plus que mal choisi. On  préfère quelquefois à ce mot de contrôle, surtout dans les pays anglo-saxons, celui de supervision. Enfin c’est le mot en usage pour indiquer le fait qu’à ses débuts, il est judicieux qu’un analyste  puisse parler de son travail avec ses analysants à un autre analyste. Il y a quelques années,... [Lire la suite]