19 février 2006

Sur le divan de Théodore Reik

Théodore Reik, je l'indique pour ceux qui l'ignorent, fût un psychanalyste proche de Freud. Il a d'ailleurs écrit un livre fort intéressant « trente ans avec Freud » où il raconte ses souvenirs de leurs rencontres et de leurs échanges épistolaires. Je rapporte ici ce qu'il évoquait des insights de l'analyste, de ses brusques aperceptions de ce que voulait lui dire ses analysants. L'un d'eux lui fait, un jour, part d'une dispute avec son amie, laquelle avait beaucoup maigri et avait grand peur d'être tuberculeuse – à ... [Lire la suite]
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17 février 2006

Les interprétations de l’analyste

Lacan a défini l’interprétation de l’analyste comme étant,  à mi-part, une citation prise dans le texte de l’analysant, et à mi-part, une énigme, c’est à dire une énonciation de l’analyste, autrement dit une irruption, une manifestation de ce qu’il en est de son savoir inconscient. Nul mieux que Reik n’a décrit  les  mécanismes de cette interprétation en démontrant comment elle ne peut suivre qu’un seul chemin des écoliers, celui de l’inconscient du psychanalyste. Il en décrit trois temps nécessaires : ... [Lire la suite]
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05 février 2006

Les deux poires de l’empereur

Comme cette si jolie chanson d’Yves Montand le suggère, les fruits évoquent toujours  les rondeurs maternelles, la rondeur des  seins d’une jeune femme. « Sous un léger corsage qui fait des plisDeux petits seins bien sagesComme c'est joli.J'allais vers la collineSous un grand ciel tout bleuEt je voyais briller les yeuxDe Clémentine, de Clémentine. » Dans l’une de ses premières œuvres, « L’Interprétation des rêves » Freud raconte le rêve d’un enfant de quatre ans qui, lui, avait choisi des poires, les poires du... [Lire la suite]
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29 janvier 2006

Joyce-le-symptôme et Dostoïevski-l’hystérie

Joyce relu par Lacan, Dostoïevski relu par Freud Dans son texte « Dostoïevski et le parricide », Freud écrit : « Ce n’est pas un hasard si trois des chefs d’œuvres de la littérature de tous les temps, L’Œdipe-Roi de Sophocle, le Hamlet de Shakespeare et les frères Karamazov de Dostoïveski, traitent tous du même thème, du meurtre du père. Dans les trois œuvres le motif de l’acte  - la rivalité sexuelle pour une autre femme est aussi révélé. » Si Ulysse de Joyce est maintenant considéré comme une œuvre... [Lire la suite]
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24 janvier 2006

Au grand bal masqué du symptôme

Dès le début de l'invention freudienne on voit toujours avec émerveillement à quel point le fil du signifiant nous est utile et efficace pour lire toutes les histoires cliniques que Freud nous raconte, mais aussi comment, lui, sans rien savoir encore de cette approche possible à partir de la linguistique, en avait repéré l'essentiel avec ce qu'il appelait "la symbolique". Autrement dit, comme monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir, Freud faisait usage des équivoques signifiantes pour déchiffrer le sens du... [Lire la suite]
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04 janvier 2006

Le désir de la petite fille de combler sa mère

Dans son texte "Histoire du développement du complexe d'Œdipe chez la femme", de 1927, Jeanne Lampl de Groot se réfère aux deux textes de Freud,  "Le déclin du complexe d'Œdipe" et "Quelques conséquences psychologiques  de la différence anatomique entre les sexes" pour reprendre ce qu’il dit de l'Œdipe féminin et surtout y mettre son grain de sel, à l'aide de deux histoires cliniques. Je vous retranscris le souvenir du rêve d’une analysante telle que le raconte Jeanne Lampl de Groot, ... [Lire la suite]
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04 janvier 2006

Encore un rêve mais cette fois-ci c'est celui d'un homme

Dans quelques séances du séminaire du désir et  de son interprétation, Lacan commente très longuement le rêve d'un analysant d'Ella Sharpe - analyste pour qui il semble avoir beaucoup d'admiration. Il ne tarit pas d'éloges à son sujet ( je trouve qu'il a toujours la dent moins dure avec les analystes femmes qu'avec les hommes) bon, mais là n'est pas le sujet. Je trouve que ce rêve, le contexte dans lequel il se produit et la série des interprétations qui sont énoncées par Ella Sharpe, nous donnent  un éclairage très... [Lire la suite]
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28 décembre 2005

« Je suis celui qui a lu Freud »

Le fragment d’un entretien que Lacan avait accordé à Pierre Daix en 1966, nous introduit à la nécessité de travailler les textes de Freud.  Tout d’abord parce qu’ils sont au fondement de l’invention de la psychanalyse, mais aussi parce que sans eux on ne peut  suivre les élaborations de Lacan, notamment les plus tardives : il suffit simplement d’évoquer le fait que Lacan a rapproché les trois formes d’identifications freudiennes des trois ronds du Symbolique, de l’Imaginaire et du réel qu’il nouait avec l’aide d’un... [Lire la suite]
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27 décembre 2005

le premier rêve de Dora

Je le rappelle, Dora est l'héroïne de la première des cinq psychanalyses. Ce texte de Freud devait d'abord avoir pour titre « Rêve et hystérie ». Deux rêves servent en effet de point d'appui pour décrire l'histoire de cette analyse. Le premier rêve est un rêve à répétition qui donc d'emblée attire toute la curiosité  de Freud. « Il y a un incendie dans une maison, me raconte Dora, mon père est debout devant mon lit et me réveille. Je m'habille vite. Maman veut encore sauver sa boite à bijoux, mais papa dit : « je ne veux... [Lire la suite]
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25 décembre 2005

« Gardez ceci, qui est le plus aimé »

La langue française porte encore maintes traces de l’oeuvre de Rabelais, telles ces expressions : un appétit gargantuesque, un repas pantagruélique, un rire rabelaisien. Tous les plaisirs du corps y sont évoqués avec truculence, plaisirs urinaires, n’oublions pas que Gargantua avait noyé tous les parisiens en pissant du haut des tours de Notre-Dame, plaisirs de la bonne chère et du vin mais aussi plaisirs du sexe.  Certes depuis mai 68, la libération des mœurs et la découverte de moyens contraceptifs... [Lire la suite]
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