15 mai 2010

A tâtons, dans l’obscurité, le philosophe et le psychanalyste

Dans son texte « Inhibition, symptôme, angoisse » qui date de 1925,  Freud aborde la question des radicales différences d’approche  de la psychanalyse et de la philosophie.  Il l’aborde à propos d’une difficulté qu’il rencontre dans son approche théorique, la contradiction  qu’il ne peut résoudre entre deux affirmations concernant le Moi  et  ses rapports avec le ça et le Surmoi. D’une part,  le moi est maître à bord, il contrôle tout, côté monde extérieur et côté monde intérieur, mais d’autre... [Lire la suite]
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26 avril 2010

Sur la structure obsessionnelle avec l'aide d'un mot-valise et d'un porteur.

    "(...) l'obsessionnel est un homme qui vit dans le signifiant, il y est très solidement installé, il n'y a absolument rien à craindre, ce signifiant suffit pour lui à préserver la dimension de l'autre [Autre], mais c'est une dimension en quelque sorte idôlifiée (...)".(1)   En parcourant une fois de plus le séminaire du 18 juin 1958 consacré à la névrose obsessionnelle,  un mot m'a arrété, retranscrit tel quel sur ma version sténo, « idôlifiée ».   « Idôlifiée », inconu au bataillon des mots du... [Lire la suite]
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23 avril 2010

Les résistances à la psychanalyse ( rien de bien nouveau)

Je me demande si Michel Onfray a eut le temps et surtout l'idée de savourer ce passage de Freud qui se trouve dans "ma vie et la psychanalyse" chapitre V. ( 1925) On y constate  qu'il n'y a rien de bien nouveau sous le soleil quant aux résistances à la psychanalyse et surtout à l'existence de l'inconscient. "Concurremment à la jonction des Suisses, l'intérêt pour la psychanalyse s'était partout éveillé en Allemagne, elle devint l'objet d'innombrables appréciations littéraires et de vives discussions dans les... [Lire la suite]
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13 avril 2010

"Un certain savoir sur la psychose - Virginia Woolf, Hermann Melville, Vincent Van Gogh"

J’ai eu la chance mais aussi l’honneur d’être l’amie de Jacy Arditi. C’est un honneur car elle était exigeante aussi bien par rapport à son travail que par rapport au choix de ses amis. Elle avait une grande rigueur aussi bien morale qu’intellectuelle. Elle était cultivée et grâce à elle j’ai découvert beaucoup de livres que je ne connaissais pas. Quand elle trouvait que ce que j’avais écrit était bien, je  pouvais m’y fier, quand elle le critiquait, c’était justifié, j’en tenais le plus grand compte. Le plus souvent... [Lire la suite]
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03 avril 2010

Le journal d’une analyse avec Freud dans les années 1920

Paru chez Aubier, vient de sortir un nouveau compte-rendu d’analyse avec Freud.  C’est la petite fille de cette analysante qui a retrouvé ces notes écrites en cours d’analyse qui sont regroupées dans deux cahiers. Il a pour titre : « Mon analyse avec le Professeur Freud Anna G ». Cet ouvrage a été édité sous la direction, d’Anna Koellreuter, sa petite fille. Elle porte le même prénom que sa grand-mère et  elle est devenue psychanalyste.  Plusieurs analystes contemporains ont lu ce journal à sa demande et... [Lire la suite]
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20 mars 2010

L'abstinence, terreau du manque symbolique

Ce que nous rappelle Lacan dans la séance du 4 Juin 58 des Formations de l'inconscient c'est que l'exercice singulier de la demande faite à un analyste exige de lui qu'il s'abstienne de la gratifier. L'unique satisfaction possible est celle de l'articulation répétée de la demande dans laquelle pourra peut-être émerger, pour le meilleur, quelque chose d'inédit. C'est en revenant à Freud que nous trouvons l'abstinence comme faisant partie d'un principe fondamentale de l'analyse qui lie cette notion à celle de la frustration.: ... [Lire la suite]
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28 février 2010

Une biographie de Marie Bonaparte

Marie Bonaparte a été une figure importante de la psychanalyse française. Elle a de plus joué un rôle décisif dans le sauvetage de Freud et d’une partie de sa famille au moment de l’arrivée des Nazis à Vienne. Elle  a traduit en français quelques uns des textes de Freud et écrit elle-même un certain nombre d’ouvrages, parmi eux, quelques uns sont des textes proprement analytiques. Nous y apprenons par exemple qu’elle s’intéressait beaucoup aux affaires criminelles, comme en témoigne d’ailleurs son article sur Mme Lefèvre, une... [Lire la suite]
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10 février 2010

La première rencontre de Freud et de l'Homme aux rats

Avec le journal d'une analyse, celle de l'Homme aux rats, nous avons quand même une chance inouïe de pénétrer ainsi dans l'intimité de la rencontre de Freud et son analysant avec ces notes que Freud prenait le soir même de ces séances. Une petite introduction précède le compte-rendu des séances. Une sorte de présentation de cet analysant. Il est âgé de 29 ans et demi. Il est nommé Dr Lehrs, mais c'est le nom que lui ont donné les traducteurs. Ce n'est pas son vrai nom. Celui-ci est maintenant connu. On connaît en effet maintenant... [Lire la suite]
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14 janvier 2010

La sublimation comme un des destins de la pulsion

Toutes les formules de Lacan qui se présentent souvent  comme des aphorismes (« Proposition résumant à l'aide de mots peu nombreux, mais significatifs et faciles à mémoriser, l'essentiel d'une théorie, d'une doctrine, d'une question scientifique ») ne peuvent nous paraître que très hermétiques à une première lecture, quant aux sens qu’on peut leur donner,  dans la mesure où on les tire totalement de leur contexte. Ainsi en est-il de cette définition de la sublimation que Lacan a proposée, sublimation que Freud avait décrite... [Lire la suite]
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09 janvier 2010

Un bon cuisinier celui qui sait trouver les bonnes articulations

De fait pour aborder cette question de la névrose obsessionnelle telle que Lacan la renouvelle, il faut partir du milieu du chapitre du 14 mai 1956. Il a d’abord analysé  trois rêves d’hystériques puis il passe alors à la question de la névrose obsessionnelle. Il nous annonce : « la névrose obsessionnelle, c’est autrement plus compliqué que la névrose hystérique mais pas tellement plus. Si on arrive à pointer les choses sur l’essentiel, on peut l’articuler, mais si on ne le fait pas, ce qui est sûrement le cas de... [Lire la suite]
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