06 décembre 2009

La mort en quart terme.

« Tout le schème de l'oedipe est à critiquer»... Rien de moins. C'est ce que Lacan nous livre en 1953 dans sa conférence donnée au collège philosophique de Jean Wahl, « Le Mythe individuel du névrosé ou poésie et vérité dans la névrose ». C'est en relisant l'analyse de L'homme aux rats que Lacan nous montre que le drame du névrosé ne se joue pas à trois, mais à quatre. Il y repère comment dans la structure de la névrose obsessionnelle une doublure imaginaire vient prendre place dans le trio père/mère/enfant. Dans la dernière... [Lire la suite]
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15 septembre 2008

le silence de Lorna : un délire hystérique ?

J’ai vu le dernier film des frères Dardenne, « Le silence de Lorna ». Le récit du film se passe en Belgique, dans le milieu de la mafia albanaise. Il y est question de mariages blancs pour pouvoir obtenir la nationalité belge. Lorna est l’instrument de ces transactions, mais elle en est aussi complice, jusqu’à un certain moment où tout bascule : Elle a épousé un jeune homme, en lui donnant une somme d’argent qu’il dépense en drogue. Il est prévu qu’elle se retrouvera veuve  rapidement.  Ses complices ont décidé de faire... [Lire la suite]
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14 septembre 2008

Un dilemne pour les analystes

Freud, comme tous les médecins, avait prononcé devant ses pairs, le serment d’Hyppocrate. J’ai eu la curiosité de retrouver son énoncé qui devient pour chaque médecin une énonciation qui l’engage. Il en existe plusieurs versions. J’ai choisi celle qui suit, car la question du secret médical y est clairement énoncée : "En présence des Maîtres de cette Ecole, de mes chers Condisciples et devant l'effigie d'Hippocrate je promets et je jure, au nom de l'Etre suprême, d'être fidèle aux lois de l'honneur et de la probité dans... [Lire la suite]
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05 septembre 2008

Le corset de la structure et la "belle gorge" de la poésie

Je voulais écrire quelque chose sur la poésie de Mallarmé, et en lisant quelques uns de ses textes, j'ai trouvé ce passage amusant : C'est un petit paragraphe à propos d'une question qu'on pose à Mallarmé : "Connaissez-vous les psychologues ? - Un peu. Il me semble qu'après les grandes oeuvres de Flaubert, des Goncourt et de Zola, qui sont des sortes de poèmes, on est revenu aujourd'hui au vieux goût français du siècle dernier, beaucoup plus humble et modeste qui consiste non à prendre à la peinture ses moyens... [Lire la suite]
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03 août 2008

Un aphorisme de Lacan à propos de la sublimation

Toutes les formules de Lacan qui se présentent souvent comme des aphorismes (« Proposition résumant à l'aide de mots peu nombreux, mais significatifs et faciles à mémoriser, l'essentiel d'une théorie, d'une doctrine, d'une question scientifique ») ne peuvent nous paraître que très hermétiques à une première lecture, quant aux sens qu’on peut leur donner, dans la mesure où on les tire totalement de leur contexte. Ainsi en est-il de cette définition de la sublimation que Lacan a proposée, sublimation que Freud avait décrite comme étant... [Lire la suite]
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09 juillet 2007

Une approche par surprise de l’anorexie

Dans l’un des séminaires des Nom-du-père (séance du 19 mars 1974), Lacan indique quelques signes de la « forclusion du nom du père  dans le champ social, signes de sa « dégénérescence catastrophique. Il en donne comme premier exemple le fait que au lieu de la recherche de la reconnaissance du père qui donne le pouvoir porter son nom de pleine droit, ce qui est préféré c’est la course au titres universitaires, le désir d’être nommé à, nommé à la psychanalyse, mais aussi bien être nommé à la députation, ou pourquoi pas,... [Lire la suite]
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29 juin 2007

Nécrophilie

Dans le « Journal d’une analyse », celle de l’Homme aux rats (notes du lundi 11 novembre), Freud décrit, alors que sa dame  était malade et au lit, un souhait de Ernst  : « Puisse-t-elle toujours restée ainsi, allongée ! ». L’analysant en donne cette interprétation : Il a tellement peur qu’elle tombe malade qu’une fois que c’est arrivé, il en  est soulagé, il n’a plus besoin d’en avoir peur. L’événement attendu et enfin arrivé le libère de sa peur.  Freud qualifie l’argument qu’il avance ainsi de « méprise... [Lire la suite]
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19 avril 2007

La fonction du père abordée par Freud et reprise par Lacan

Le père, point d’origine de la civilisation Le grand mythe de Totem et tabou, inventé par Freud, rend compte de ce qu'est la fonction du père dans la psychanalyse. Il pose le meurtre du père comme inaugurant et structurant les lois de la civilisation[1]. Selon ce mythe, aux origines de l'humanité, un mâle puissant et violent règne en maître sur toutes les femmes de la horde, chasse impitoyablement tous ses rivaux, castre ses fils lorsqu'ils lui font concurrence. Un jour, ceux-ci se liguent contre... [Lire la suite]
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30 novembre 2006

Quand les tests de paternité prennent force de loi

"Bon sang ne saurait mentir". Ce dicton était encore il y a quelque temps une métaphore poétique qui  inscrivait  ainsi dans la lignée paternelle, un fils ou une fille  qui héritait donc des qualités de ses ancêtres dans les différents champs possibles que nous offre la civilisation, celui de l'art, de la politique ou de la science. De nos jours, ce dicton a perdu sa portée métaphorique, il doit être pris à la lettre,ce bon sang qui ne saurait mentir est celui des tests de paternité. J'ai vu l'autre... [Lire la suite]
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23 novembre 2006

A qui la faute ?

Les premières relations de l’enfant à sa mère sont les « facteurs primaires » de la délinquance Notes de lectures sur le livre de Kate Friedlander « La délinquance juvénile »  qui a  comme sous titre : Théorie –Observations- Traitement » paru au PUF en 1951. Lacan évoque cet ouvrage ainsi que celui d’Auguste Aichhorn, dans son texte « Fonction de la psychanalyse en criminologie ». Il me semble qu’il l’évoque pour démontrer le fait que ces problèmes de délinquance proviennent de ce qu’il appelle « une déhiscence du... [Lire la suite]
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