18 novembre 2006

Feuilles de soins, feuilles de maladie ou feuilles de participation à l'analyse

Certains analystes, c'est un fait bien connu, signent des "feuilles de maladies" car il ne veulent pas demander à l'analysant plus qu'il ne peut payer pour avoir la possibilité de faire une analyse. La signature de ces feuilles de soins est donc financièrement plus confortable pour l'analyste.  Elle lui assure un revenu plus important et régulier par rapport aux prix des séances que pourrait payer l'analysant, en fonction de ses revenus à lui.  Mais  elles ne sont pas bénéfiques pour l'analysant, en raison... [Lire la suite]
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16 septembre 2006

La salle d’audience du sujet névrosé

Où il se met lui-même en accusation Cet été, j’ai lu un livre que j’ai beaucoup aimé qui s’appelle « le criminel et ses juges ».  Ce livre écrit par des psychanalystes de la génération de Freud aborde la question du crime et de sa punition par la justice dans une approche analytique tout à fait neuve, en fonction des désirs de meurtre inconscients de tout un chacun, y compris bien sûr des juges. Lacan a pris appui sur cet ouvrage, entre autres, pour écrire et déployer surtout son argumentation dans son texte... [Lire la suite]
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10 septembre 2006

Superstitions

La structure d’une névrose obsessionnelle est approchée par Freud avec l’aide de termes qui riment entre eux, obsession, compulsion, superstition. Echappe à cette série, le doute. La superstition est définie comme une « croyance irrationnelle à l'influence, au pouvoir de certaines choses, de certains faits, à la valeur heureuse ou funeste de certains signes ». (Furetière) A propos de superstition, en Corse, c’était la coutume, enfin du temps de ma jeunesse, de mettre au cou des bébés un brin de corail qui... [Lire la suite]
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17 août 2006

« Ote-toi de mon soleil ! »

Alexandre le grand et Alexandre le petit Les chiens aboient et la caravane passe. La légende rapporte que les cyniques aboyaient et mordaient comme des chiens devant la caravane des gens de la cité, ce qui leur avait valu ce nom. Le plus célèbre de ces cyniques (du mot chien) était Diogène, élève d’Antisthène. Avec ces philosophes, le vieil adage, « chassez le naturel, il revient au galop » ne tenait plus, car ils ne l’avaient  jamais chassé. Diogène  satisfaisait tous ses besoins en public. Il fut à la... [Lire la suite]
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01 juin 2006

Ces plaisirs de la bouche

J’ai regardé avec grand plaisir, même si c’est loin d’être la première fois, ce film « Le Festin de Babette ». Tous les portraits  de ces paysans d’un village isolé du Danemark sont magnifiques. Ils font penser à ces tableaux de facture ancienne, aux couleurs un peu éteintes mais distinguées. De même les fruits et les légumes de la cuisine de Babette sont autant de belles natures mortes, un plaisir pour les yeux. Nous assistons à la préparation de  ce festin et à sa dégustation par des invités affreusement ignorants de cet... [Lire la suite]
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02 mai 2006

« L’imagination au pouvoir ! »

Les Essais de Montaigne gardent  encore beaucoup de saveur pour les lecteurs d’aujourd’hui. L’un de ces chapitres a retenu mon attention. Il a pour titre « de la force de l’imagination ». Après une citation latine choisie avec à propos, «  Une forte imagination suscite l’événement », il nous en donne d’emblée un exemple amusant : « La vue des angoisses d’autrui m’angoisse matériellement, et mon sentiment a souvent usurpé le sentiment d’un tiers. Un tousseur continuel irrite mon poumon et mon gosier. Je visite plus... [Lire la suite]
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31 mars 2006

Aux noms des poètes et des romanciers

         Emile Zola  et James Joyce Se demandant par quels mécanismes les poètes et les romanciers arrivaient à nous intéresser, à nous toucher, par leurs œuvres, Freud compare leurs inventions littéraires tout d’abord aux jeux des enfants, puis aux fantaisies ou aux rêveries diurnes des adultes en proie aux insatisfactions de leur vie réelle. Ces fantaisies sont toujours des rêves de gloire associés à des rêves érotiques puisque tous les exploits du sujet sont toujours en... [Lire la suite]
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09 mars 2006

Promenade dans les jardins d’Epicure

Qui se souvient, à part les philosophes,  de la philosophie d’Epicure ?  Il ne reste plus guère de lui que l’adjectif fabriqué à partir de son nom. Encore a-t-il été  en quelque sorte diffamé, puisque ce terme d’épicurien à été souvent utilisé pour décrire un homme avide des plus basses jouissances, alors que dans les jardins d’Epicure, lieu de son enseignement, ce qui était cultivé c’était la sobriété et la frugalité. Sur ces qualités prenaient alors naissance, parce qu’étant plus rares, les plaisirs de la bouche, les... [Lire la suite]
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19 février 2006

Sur le divan de Théodore Reik

Théodore Reik, je l'indique pour ceux qui l'ignorent, fût un psychanalyste proche de Freud. Il a d'ailleurs écrit un livre fort intéressant « trente ans avec Freud » où il raconte ses souvenirs de leurs rencontres et de leurs échanges épistolaires. Je rapporte ici ce qu'il évoquait des insights de l'analyste, de ses brusques aperceptions de ce que voulait lui dire ses analysants. L'un d'eux lui fait, un jour, part d'une dispute avec son amie, laquelle avait beaucoup maigri et avait grand peur d'être tuberculeuse – à ... [Lire la suite]
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05 février 2006

Les deux poires de l’empereur

Comme cette si jolie chanson d’Yves Montand le suggère, les fruits évoquent toujours  les rondeurs maternelles, la rondeur des  seins d’une jeune femme. « Sous un léger corsage qui fait des plisDeux petits seins bien sagesComme c'est joli.J'allais vers la collineSous un grand ciel tout bleuEt je voyais briller les yeuxDe Clémentine, de Clémentine. » Dans l’une de ses premières œuvres, « L’Interprétation des rêves » Freud raconte le rêve d’un enfant de quatre ans qui, lui, avait choisi des poires, les poires du... [Lire la suite]
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