22 septembre 2007

Secrètes fragrances

De beaux mots de la langue française tombent sans cesse en désuétude. Dans les dictionnaires.   Ces mots, qui brillent de leurs derniers feux avant de disparaître,  portent souvent l’adjectif de « vieilli » ou,  au mieux,  de « littéraire ». Le mot « fragrances » fait partie de tous ces mots en voie de disparition. Avec ce titre « Secrètes fragrances » j’espère le tenir encore sur le fil de sa  vie,  au titre de parfums, de parfums suaves. Juliette, une chanteuse qui compose le plus... [Lire la suite]
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19 septembre 2007

De l’importance d’avoir du nez

L’odorat comme « base organique » du refoulement Dans l’histoire de Dora, Freud aborde la question du dégoût, dégoût éprouvé par elle, au moment où Monsieur K. avait essayé de l’embrasser,  alors qu’elle avait une quinzaine d’années. Il  met ce dégoût  en relation avec l’odeur et notamment l’odeur des excréments, nous ne sommes donc pas au niveau des bonnes odeurs mais des mauvaises. Il écrit : « La sensation de dégoût semble primitivement être une réaction à l’odeur (plus tard aussi à l’aspect des... [Lire la suite]
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11 septembre 2007

de l'odorer d'Aristote à l'odorat de Freud

Pourquoi,  parmi toutes les pulsions définies par Freud, n’existe-t-il pas une pulsion nasale ? A ma connaissance Lacan n’a parlé qu’une seule fois de ce qu’il appelle,  suivant Aristote,  l’ « odorer » il le décrit, cet odorer, odorat, comme étant lié non pas, comme le suggérait Freud, aux fonctions excrémentielles mais de façon surprenante à la vision. Aussi j’eu la curiosité d’aller retrouver ces sources dans l’Ethique à Nicomaque.  Aristote oppose les plaisirs du corps et les... [Lire la suite]
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05 août 2007

La naissance d'une villanelle

Le Président Schreber, dans ses mémoires, raconte comment au début de sa maladie, dans sa phase d'hypochondrie, il croyait qu'il avait été mis enceint par Dieu, comme la Vierge Marie et qu'il avait déjà senti remuer «le fruit de ses entrailles ». Or ces fantasme de fécondation par l'Esprit Saint se retrouvent  aussi comme étant à la source de l'inspiration poétique. C'est ce que nous raconte Joyce, dans l'un de ses premiers romans, « Portait de l'artiste comme un jeune homme » à propos de la naissance de... [Lire la suite]
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09 juillet 2007

Une approche par surprise de l’anorexie

Dans l’un des séminaires des Nom-du-père (séance du 19 mars 1974), Lacan indique quelques signes de la « forclusion du nom du père  dans le champ social, signes de sa « dégénérescence catastrophique. Il en donne comme premier exemple le fait que au lieu de la recherche de la reconnaissance du père qui donne le pouvoir porter son nom de pleine droit, ce qui est préféré c’est la course au titres universitaires, le désir d’être nommé à, nommé à la psychanalyse, mais aussi bien être nommé à la députation, ou pourquoi pas,... [Lire la suite]
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29 juin 2007

Nécrophilie

Dans le « Journal d’une analyse », celle de l’Homme aux rats (notes du lundi 11 novembre), Freud décrit, alors que sa dame  était malade et au lit, un souhait de Ernst  : « Puisse-t-elle toujours restée ainsi, allongée ! ». L’analysant en donne cette interprétation : Il a tellement peur qu’elle tombe malade qu’une fois que c’est arrivé, il en  est soulagé, il n’a plus besoin d’en avoir peur. L’événement attendu et enfin arrivé le libère de sa peur.  Freud qualifie l’argument qu’il avance ainsi de « méprise... [Lire la suite]
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08 mai 2007

Fantasme au vautour ou fantasme au milan ?

A propos du souvenir d’enfance de Léonard de Vinci C’est un fait bien connu, chaque lecture de Freud ou de Lacan provoque de nouveaux effets de transfert et donc de nouveaux aperçus de ces textes, de nouvelles interprétations. Ce fut le cas encore cette fois-ci,  pour cette relecture que j’ai faite du souvenir d’enfance de Léonard de Vinci. Les premières lectures avaient surtout attiré mon attention sur les deux formes de sublimation de Léonard, sa passion pour les sciences de son temps et son art de la peinture, mais je ne... [Lire la suite]
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19 avril 2007

La fonction du père abordée par Freud et reprise par Lacan

Le père, point d’origine de la civilisation Le grand mythe de Totem et tabou, inventé par Freud, rend compte de ce qu'est la fonction du père dans la psychanalyse. Il pose le meurtre du père comme inaugurant et structurant les lois de la civilisation[1]. Selon ce mythe, aux origines de l'humanité, un mâle puissant et violent règne en maître sur toutes les femmes de la horde, chasse impitoyablement tous ses rivaux, castre ses fils lorsqu'ils lui font concurrence. Un jour, ceux-ci se liguent contre... [Lire la suite]
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26 mars 2007

« Je t’apporte l’enfant d’une nuit d’Idumée ! »

« Je t’apporte l’enfant d’une nuit d’Idumée ! ». C’est ainsi que Jean Hyppolite avait introduit sa lecture très rigoureuse du grand texte de Freud, « La dénégation ».   Suivie ligne à ligne, son analyse a été très importante, puisque à partir de cette élaboration, Lacan décrira ce travail de symbolisation qu’implique la prise en compte du retour du refoulé, ce qui tend à s’exprimer du désir inconscient mais qui ne peut s’y manifester, en un premier temps, que sous une forme déniée. La formule isolée par Freud en est... [Lire la suite]
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20 mars 2007

Le symptôme d’un latiniste en herbe

Dans une lettre adressée à Fliess, au moment même où il invente, pas à pas, la psychanalyse, Freud pose à la fois les similitudes et les différences entre les rêves et les symptômes : "Ce n'est pas seulement le rêve qui est réalisation de désir mais aussi l'accès hystérique... je crois savoir maintenant par quoi se distingue le rêve du symptôme qui s'institue à l'état de veille. Puisque le rêve est maintenu loin de la réalité, il lui suffit d'être la réalisation de désir d'une pensée refoulée. Mais le symptôme, lui mêlé à la... [Lire la suite]
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