05 janvier 2010

Un livre de Serge André, Flac

J’ai eu l’occasion de lire  un livre de Serge André. Il a un titre déplaisant, en forme d’onomatopée : « Flac ». Je l’ai lu jusqu’au bout, mais non sans mal. On peut dire que, dans ce roman, Serge André se révèle être un écrivain poète raté mais qu’il s’avère être un fabuleux psychanalyste dans la deuxième partie de ce livre qui est tout à fait passionnante à lire. Elle a pour titre « L’écriture commence là où finit la psychanalyse ». Je l’ai lu avec d’autant plus d’intérêt que dans le prochain livre que je propose en ce... [Lire la suite]
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23 décembre 2009

"Ma femme n'est rien pour moi"

La phrase « Ma femme n'est rien pour moi » a été prononcée trois fois d'après ce que nous en dit  Freud. Une première fois elle a été prononcée justement par le père de Dora quand il l'avait accompagnée  chez Freud. Les deux autres ont été prononcées par Monsieur K. Une première fois il s'adressait à la gouvernante pour la convaincre d'avoir des relations sexuelles avec lui ; Elle se laissa convaincre puis en fera la confidence à Dora. La seconde fois, c'est donc au cours de la scène au bord du lac, il la redit à Dora. Donc... [Lire la suite]
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13 décembre 2009

La promenade au bord du lac

L'histoire de Dora trouve son point d'acmé dans la scène au bord du lac.Je pensais tout d'abord que cette scène avait eu lieu peu de temps avant que Dora vienne voir Freud, la seconde fois, alors qu'elle avait dix huit ans, mais en fait il semble bien (p. 16) que cet événement a eu lieu quand elle avait seize ans. Elle venait de rencontrer Freud pour la première fois et était parti passer quelques jours de vacances avec son père et les K. Que s'est-il passé à ce moment là ? Alors que Dora acceptait très volontiers jusqu'à ce... [Lire la suite]
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06 décembre 2009

La mort en quart terme.

« Tout le schème de l'oedipe est à critiquer»... Rien de moins. C'est ce que Lacan nous livre en 1953 dans sa conférence donnée au collège philosophique de Jean Wahl, « Le Mythe individuel du névrosé ou poésie et vérité dans la névrose ». C'est en relisant l'analyse de L'homme aux rats que Lacan nous montre que le drame du névrosé ne se joue pas à trois, mais à quatre. Il y repère comment dans la structure de la névrose obsessionnelle une doublure imaginaire vient prendre place dans le trio père/mère/enfant. Dans la dernière... [Lire la suite]
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30 novembre 2009

Rêves de rois et de reines

      Dans l'un des séminaires d’un discours qui ne serait pas du semblant Lacan reprend ce qu’il avait déjà élaboré à partir de la Lettre volée d’Edgar Poe. Ce qu’il y développe c’est le fait qu’en raison de l’ininscriptible du rapport sexuel entre un homme et une femme, ininscriptible justement parce que chacun d’entre eux ne se préoccupe que de son rapport au phallus, donc en raison de cet ininscriptible, les deux personnages du Roi et de la Reine sont ce qui s’y substitue comme des « êtres de fiction ». Cette... [Lire la suite]
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06 novembre 2009

En découvrant Saint Augustin

De Saint Augustin, je ne connaissais que le passage souvent repris par Lacan, sur l'invidia. Et , par curiosité, je suis allé ouvrir un volume des « Confessions ». Quelle n'a pas été ma surprise d'y lire comment il était si proche de la découverte de Freud. Ou plutôt comment, avec l'éclairage de Freud nous pouvons (re)lire Saint Augustin... Comme si on pouvait lire Freud, mais aussi Lacan, dans Saint Augustin... C'est un passage du livre XI des Confessions (1):  « Si l'avenir et le passé existent, je veux savoir où il... [Lire la suite]
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02 novembre 2009

Et la mascarade phallique d'une femme qui serait... non névrosée ?

Dans le prolongement de ce que vous avez écrit, David, je voudrais rajouter ceci :  Je sais bien que nous sommes tous névrosés, mais comme  aussi bien Renée que Dora, sont restées un peu en rade sur les chemins de leur féminité,  je me pose la question de savoir comment une femme, dans la mesure où elle a réussi à échapper au désir parental, participe à la mascarade phallique. Autrement dit est-il possible d'entrer dans la mascarade phallique autrement que sur un mode hystérique ou obsessionnel ? La question, pour une... [Lire la suite]
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01 novembre 2009

Etre le phallus

"Être le phallus"... est ce que cela se pose de la même manière pour une obsessionnelle et pour une hystérique? Tentons d'en dire quelque chose... C'est en travaillant le texte de Maurice Bouvet, "incidences thérapeutiques de la prise de conscience de l'envie de pénis dans la névrose obsessionnelle féminine"(1) que cette question m'est arrivée.Et plus précisément à partir de cette phrase que Renée, analysante obsessionnelle, adresse à Bouvet alors qu'elle dit souffrir de ne pas pouvoir s'acheter des... [Lire la suite]
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18 octobre 2009

Croire aux ondines

  Dans le séminaire de RSI du 21 janvier 1975 Lacan oppose deux formes langagières, celles du « Y croire » et de « La croire ». Pour exemple de cet « y croire », il évoque le symptôme en tant que « quelque chose qui se bécote avec l’inconscient ». On y croit au symptôme en tant qu’il peut dire quelque chose, qu’il peut être déchiffré. Mais c’est là qu’il évoque aussi, à propos de cet « y croire », le roman d’Ondine de Jean Giraudoux : « Ondine manifeste ce dont il s'agit : une femme dans la vie de l'homme, c'est quelque chose... [Lire la suite]
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03 octobre 2009

Deux actes hautement symboliques effectués par Freud

L’apport d’une assiette de hareng et le fait qu’il lui donne à lire « La joie de vivre » de Zola, une autre nourriture Les notes du samedi 28 décembre du « Journal d’une analyse », celle de l’Homme aux rats,  commencent  par une phrase à consonance biblique, comme le remarque le traducteur, « il a faim et on le nourrit ». C’est le sujet  de la seconde phrase qui fait énigme qui est cet «On » qui nourrit ? Comme si entre Freud et son analysant soudain était apparu un tiers, une... [Lire la suite]
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